" HOMME ORDINAIRE " ( Sterne / Sony BMG )
Le premier album de GERAUD, Homme Ordinaire, est disponible nationalement depuis le 3 octobre 2005.
Sorti sur le Label Sterne et distribué par Sony BMG, ce premier opus comporte 13 titres dont une reprise de Georges Brassens : "Stance à un Cambrioleur".
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Decouvrez 3 extraits !!! (Format wma)
01 - Homme Ordinaire
02 - Entre Chien Et Nous
03 - Allez Au Diable
04 - Ca M'a Pris Vers Une Heure
05 - Si Damné
06 - Je Prends Les Commandes
07 - La Route De Légo
08 - Super Funky Serial Killer
09 - Sang Mots
10 - J'ai Oublié Mon Nom
11 - Ecorché
12 - La La La
13 - Stances A Un Cambrioleur
Revue de presse
Francofans n° 17 - Novembre 2005
Déjà bien longtemps que les initiés l'attendaient. Et bien ils ne seront pas déçus, ce premier opus solo de Geraud est une pure réussite. Si le doute n'était quasi pas permis quant au potentiel artistique du loustic, (on ne s'improvise pas Baron du délire sans en revêtir les apparats flamboyants, les connaisseurs le savent !) encore fallait-il que Geraud trouve sa griffe sur cette nouvelle voie plus intimiste. Fidèle à ses premiers émois musicaux, il s'entoure de pointures comme D. Jamet ex-gratteux de La Mano, pour habiller de sa griffe un rock puissant sans débordement de muscle, riche, maturé et totalement maîtrisé. De son timbre rauque et sensuel, il nous fait découvrir les méandres d'une introspection, celle d'un homme ordinaire flirtant entre amour de la vie et rébellion chronique, soif de découverte et passage à tabac sentimental. Un homme d'émotion pour un disque d'exception à découvrir d'urgence !
Sandrine Caillaud
Nouvelle Vague n° 114 - Janvier 2006
Voilà un disque qui apporte un peu de fraîcheur et de rock dans le petit monde de la chanson française. Géraud tourne depuis près de 20 ans, mais son nouveau groupe formé de musiciens pros et aguerris donne un vrai départ à sa carrière. Certaines chansons ne sont pas sans évoquer le son hargneux de Trust et ses guitares saturées, d’autres textes ont la mélancolie de Thiéfaine, le CD finit avec le très beau "La, la, la" et par une reprise de Brassens "Stances à un cambrioleur" tout en tendresse. Il manque encore un petit quelque chose pour en faire un album inoubliable, certains textes ont quelques faiblesses. Si Géraud est un homme ordinaire comme il le professe, sa voix ne l’est pas, bien au contraire. Elle a une vraie présence : une voix rock, rauque et rageuse qui doit prendre toute sa puissance sur scène. À découvrir, puis à suivre avec beaucoup d’attention.
Jacques Lerognon
Ca commence par une petite annonce rock déjantée ("Homme ordinaire"), ça se poursuit dans un univers sombre où il est question, sur des "sang mots", de diable, de damné, d'écorché, de serial killer, de dope, ou de fou, comme sur l'excellent "Je prends les commandes"... Parfois, musicalement, ça s'allège ("Ca m'a pris vers une heure"), mais ça gifle vite côté texte : "J'suis parti, j't'ai planté là...". Pas de temps mort, pas de repos dans la tourmente ; l'ensemble transpire l'artiste de scène, l'homme qui a vécu. Même la voix est au diapason : elle accroche comme une langue de chat. Le son et la production évoquent les rockeurs phares des années 80 : Capdevielle, Coutin, Bashung... Logique, Géraud a démarré à cette époque avec les Barons du Délire (devant les Wampas, VRP ou la Mano...), groupe qui a splitté 18 ans et 1500 concerts plus tard. Ben oui, on ne se refait pas, et comme il le chante lui-même : "Ma gratte n'est pas à vendre, pour le rock je suis né..."
Le 21/03/2006 par Serge Beyer
Géraud, c’est avant tout une gueule, celle d’un rockeur bourru, oreille percée et voix éraillée, qui vocifèrait depuis bien des années ses textes volontiers révolutionnaires. Les Barons du délire, son groupe d’alors, splitte en 1999 après être devenu culte dans les réseaux du rock alternatif. Sa famille d’adoption ? Entre la Mano Negra et Les wampas. Géraud, c’est un homme ordinaire qui entame une carrière solo en 2000, avec en ligne de mire un album qui mettra 5 ans à se faire, gentiment aidé à ne pas sortir par une maison de disque trop affairée à construire des staracadémiciens.
Ce premier opus personnel, l’homme ordinaire l’a voulu dense. Guitares lourdes et timbre rocailleux, c’est un Géraud entre Arno et le Bashung des 90’s qui livre ici 13 titres méchamment bien troussés. Le morceau éponyme entame cet album avec une énergie simpliste perdue de vue depuis bien longtemps dans le rock français, et qui légitime un héritage d’AC/DC lourd à porter. Alliant sincérité, force musicale et belle écriture, c’est un opus maîtrisé de bout en bout que nous offre Géraud Costet. On est impatient de découvrir, en concert, quelle furie ses 25 années de scène ont pu forger.
© Nicolas Chemin le 10/04/2006